INTRODUCTION
(Pourquoi les travailleurs du bois?)

Le passé est un pays étranger (CONSIDÉRER)

Il est beaucoup plus difficile et complexe qu’il n’y paraît de se mettre à la place d’une personne du passé. Tout d’abord, le passé n’est pas la même chose que le présent – il y a tant de différences de mode de vie et de vision du monde entre les époques précédentes et la nôtre. D’ailleurs, tenter d’habiter l’expérience de quelqu’un d’autre pose de nombreux problèmes, car on ne peut jamais vraiment connaître l’expérience d’une autre personne.

Cela dit, il est extrêmement utile d’essayer d’habiter mentalement une autre époque et un autre lieu – et c’est ce qu’on te demandera de faire en parcourant ce site Web. Cependant, sois prudent quant aux conclusions que tu pourrais être tenté de tirer. Nous devons faire preuve de réflexion et comprendre que nos imaginations sont, au mieux, limitées, provisoires et fragiles.

Pour commencer, imagine que tu pars en voyage…

Pense à une occasion où tu as visité un endroit pour la première fois. Tout était nouveau pour toi, différent et peut-être étrange. Imagine maintenant ce qu’ont pu ressentir les forestiers de Terre-Neuve qui se sont rendus au Royaume-Uni, en particulier ceux qui n’avaient jamais voyagé en dehors de leur communauté ou de leur pays.

Apprendre à connaître le passé, c’est un peu comme voyager dans un nouvel endroit. Avant de partir en voyage, nous pouvons imaginer ce que nous allons vivre, faire des recherches sur notre destination et même anticiper son aspect et son ambiance, mais ce n’est qu’une fois sur place que nous commençons à la « connaître ».

De même, lorsque nous nous renseignons sur le passé, nous pouvons imaginer ce qu’il aurait pu être. Mais cela ressemble davantage à une brochure de voyage qu’à un véritable voyage. Nous ne pouvons jamais connaître le passé avec certitude parce que nous n’y sommes pas allés et que nous ne pouvons pas y aller.

Pourtant, lorsque nous « voyageons » dans le passé, cela peut être passionnant et exaltant. De nouveaux horizons s’ouvrent à nous et, avec de la chance et des efforts, nous pouvons apprendre beaucoup de choses. Mais voici un conseil de voyage important : lorsque tu fais tes valises pour ces voyages, veille à ne pas emporter trop de choses.

En particulier, tu dois laisser derrière toi tes lunettes teintées, afin de veiller à ce que ta vision du passé ne soit pas colorée par ce que tu penses voir ou pourrais voir.

Tu dois également laisser derrière toi les idées que tu te fais de l’avenir. De même, tu dois résister à l’envie d’imposer tes idées, ta compréhension et tes valeurs du présent à un lieu et à un moment où elles n’existaient pas encore.

Cela ne signifie pas qu’il est impossible de porter un jugement moral sur les actions des personnes et les événements du passé, mais une telle évaluation doit être éclairée par l’esprit du jour à l’époque et à l’endroit précis où nous nous trouvons. De nombreuses idées morales sont intemporelles, comme la justice, même si ce que les gens considéraient comme « juste » il y a un siècle peut ne pas être perçu de la même manière aujourd’hui.

1. Les débuts : arbres et forêts (IMAGINATION GUIDÉE)

Lorsque tu penses à la technologie de la guerre, qu’est-ce qui te vient à l’esprit? Les avions? Les bombes? Les armes à feu? Il s’agit certainement d’associations familières. Mais qu’en est-il des arbres? Au cours de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, les forces armées ont eu largement recours au bois.

Les arbres que les hommes de la Newfoundland Overseas Forestry Unit (NOFU) récoltaient dans les régions boisées du Royaume-Uni étaient transformés en divers produits, des crosses de fusil aux poutres utilisées pour construire des ponts et renforcer les puits de mine.

Pense à ta propre vie aujourd’hui. Combien d’objets chez toi, à l’école ou sur ton lieu de travail sont fabriqués à partir de bois ou de sous-produits du bois?

En fin de compte, l’homme exploite les arbres depuis d’innombrables milliers d’années pour répondre à ses besoins et à ses désirs. Nous sommes nombreux à tenir cette ressource inestimable pour acquise. Mais regarde de plus près :

  • Essaye de trouver des objets en bois non peints à proximité. Observe attentivement le grain du bois. Quel motif vois-tu?
  • Si possible, trouve du bois fraîchement scié. Remarque son odeur.
  • Trouve des morceaux de bois finis et non finis. Touche-les. Quelle sensation te procurent-ils?

Dans ton esprit, remonte le temps et imagine l’origine du bois :

  • Imagine le bois sous sa forme originale d’arbre.
  • Regarde l’arbre qui s’élève au-dessus de toi.
  • Observe ses branches, ses feuilles ou ses aiguilles et son écorce. Quelles couleurs vois-tu? Quels motifs et textures vois-tu?
  • Si tu les touchais, quelles sensations te procureraient-ils?
  • Quels sons ton arbre produit-il lorsque le vent souffle? Quels autres sons entends-tu?
  • Que sens-tu?
  • Imagine la faune qui a pu toucher l’arbre : des écureuils qui courent le long du tronc, des oiseaux qui se reposent sur les branches. Peut-être y a-t-il un nid d’oiseau dans lequel des œufs sont protégés et réchauffés ou dans lequel des oisillons ont éclos et pris leur premier envol. Imagine que d’autres animaux passent près de l’arbre lorsqu’ils se déplacent dans la forêt : des lapins, des caribous, des renards et des ours.
  • Peut-être que d’autres humains ont vu cet arbre, ont grimpé sur ses branches ou se sont reposés à son ombre.

 

2. Qu’est-ce qui attire ton regard? (PHOTOGRAPHIE)

Prends ton téléphone ou ton appareil photo et visite une zone boisée. Photographie ce que tu vois. Concentre-toi sur les grandes formes ou les caractéristiques des arbres. Ou bien, regarde de près un arbre. Quels motifs et textures vois-tu?

Prends diverses photos et rassemble-les dans un collage ou un essai photographique. Réfléchis à la raison pour laquelle ces aspects particuliers de la forêt attirent ton attention. Qu’essayes-tu de transmettre au sujet de la forêt par le choix et la disposition des photos?

3. Tes mots (ORAL OU ÉCRIT)

Pendant que tu prends le temps d’explorer, utilise l’enregistreur audio de ton téléphone mobile pour capter tes pensées et impressions en quelques mots ou phrases. Plus tard, écoute ton enregistrement. Note certains des mots et des phrases que tu as utilisés. Sers-toi de ces expressions pour rédiger un poème ou un court essai sur ton expérience dans les bois.

4. Mon point de départ (RÉFLEXION)

Quels sont, le cas échéant, tes liens avec les expériences de la Première ou de la Seconde Guerre mondiale?

Si tu as un lien précis (comme un parent qui est parti à la guerre) ou simplement un intérêt pour ces expériences, prends le temps de le communiquer avec quelqu’un, dans le cadre d’une conversation ou dans ton journal. Voici quelques questions pour alimenter ta réflexion :

  • Pourquoi t’intéresses-tu à cette expérience?
  • Quelles ont été tes premières impressions sur les expériences vécues en temps de guerre?
  • Qu’as-tu appris depuis?
  • Comment ce que tu as appris a-t-il influencé ta vision ou ton attitude à l’égard du passé?

Si tu n’as pas de lien précis, qu’es-tu curieux d’apprendre?

Il peut être utile d’utiliser un simple tableau pour organiser tes pensées. Il peut servir à consigner ce que tu apprends au cours de ton voyage dans le passé.

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