
LA SECONDE
GUERRE
MONDIALE
IL N’Y AVAIT PAS
QUE LE TRAVAIL

LA VIE, L’AMOUR ET L’APPRENTISSAGE
En dehors de leurs heures de travail, les membres de la NOFU sont totalement immergés dans les collectivités proches de leurs camps. Ils assistent aux offices religieux locaux, aux collectes de fonds, aux soirées dansantes et aux fêtes sociales. Ils appuient des associations caritatives et organisent souvent leurs propres événements patriotiques.
Comme ce fut le cas pendant la Première Guerre mondiale, les concerts étaient un moyen de divertissement populaire. Ils permettaient aux forestiers de démontrer leur créativité et leur culture et d’apprendre les coutumes de leurs hôtes. Les compétitions sportives avec le Corps forestier canadien et d’autres unités étaient également populaires.
De nombreux forestiers se sont mariés à l’étranger et leurs mariages ont été l’occasion d’une célébration générale. Les membres de la NOFU étaient toujours ravis d’accueillir des parents et des amis enrôlés qui étaient en congé de leur propre service.
De même, les forestiers de la NOFU ont voyagé dans toute l’Écosse lorsqu’ils ont pris des congés. Certains s’inscrivent à des cours pour améliorer leurs compétences et leur formation, ou pour en apprendre davantage sur la gouvernance démocratique. Ils se préparaient ainsi à participer activement à la vie civique dans leur pays, une fois la guerre terminée et la Commission de gouvernement à Terre-Neuve achevée.

Transcription traduite de l’anglais :
CONCERT. NEWFOUNDLAND FORESTRY UNIT. ALBERT HALL, À BALLATER. DU 28 FÉVR.
AU 3 MARS 1941.
1. Chœur d’ouverture : tout le groupe
2. Gigues : W. O’Quinn, A. Ivany et Mme Duguid
3. Blague avec chemise : H. Penfold, J. Sexton et W. Butler
4. Chanson sélectionnée : M. A. Barr
5. Les Bateliers de la Volga : J. Sexton, W. Butler. W. O’Qinn, N. Rex, C. Renouf, L. Reid,
T. Hall et A. Reid
6. Chanson sélectionnée : J. Sexton
7. Chanson au piano : H.G. Penfold
8. Chanson sélectionnée : Mme Morgan
9. Théâtre muet : H. Penfold, L. Reid et C. Renouf
10. Danse : A. Ivany et L. Reid
11. Cinéma : M. D. Chisholm
12. Blague de poisson : H. Penfold et T. Hall
13. Little Mohee : W. Butler, Old Apple Tree : L. Reid et Jingle Bells : W. Butler et L. Reid
14.
15. Bill Brown’s Last Bite : H. Penfold, C. Renouf, A. Ivany et S. Beckett.
16. Would you Believe it? : T. Hall
17. Sélection accordéon : H.G. Penfold
18. Chanson sélectionnée : M me Morgan
19. Grandad : H. Penfold, N. Rex, J. Sexton et W. Butler
20. Guigues accompagnées par l’accordéon : J. Pearce
21. Chanson sélectionnée : M. A. Barr
22. Finale : tout le groupe

Certains membres de la NOFU se portent volontaires pour suivre une formation à la défense et se joignent aux unités de la Home Guard dans les collectivités proches de leurs camps. Une unité de la Home Guard entièrement composée de Terre-Neuviens est créée en 1942 et devient une occupation importante après le travail pour de nombreux hommes. Le 3e bataillon d’Inverness (Terre-Neuve), composé de 700 membres, acquiert rapidement la réputation d’être une unité hautement qualifiée et réactive. Le brigadier J.S. Davenport, commandant de la sous-région du district nord, fit un jour le commentaire suivant : « Je peux dire en toute vérité qu’il s’agissait de la seule unité de la région sur laquelle je pouvais toujours compter pour arriver à un endroit donné en nombre suffisant et je savais que toute tâche qui leur serait confiée serait exécutée au mieux de leurs capacités. »


![Un court texte indiquant les dates de service volontaire est centré sur une page blanche. Les armoiries, imprimées en rouge, se trouvent dans le coin supérieur droit. Le texte se lit comme suit : Pendant les années où notre pays était en danger mortel... [espace vide laissé pour l’insertion d’un nom] ... qui a servi du 19 novembre 1942 au 31 décembre 1944, a donné généreusement de son temps et de ses pouvoirs pour se préparer à défendre notre pays par la force des armes et au péril de sa vie, si nécessaire. George R.I. THE HOME GUARD (garde territoriale)](https://axesfortheallies.ca/wp-content/uploads/2024/10/Home-Guard-Certificate-MG-390.45.jpg)
REGARDER ET ÉCOUTER
RÉCEPTION DE MARIAGE EN PLEIN DÉCOR FORESTIER
À la fin de 1944, il y eut 372 mariages entre des hommes de la NOFU et des femmes écossaises. Certains mariages sont célébrés dans le camp de la NOFU où vit le marié, comme celui décrit dans « Backwoods Wedding Reception » (réception de mariage en plein décor forestier), publié dans le Press and Journal du 20 août 1941.
Résumé : Cette vidéo présente une séquence de photographies d’archives de travailleurs du bois dans les camps, y compris des cuisiniers et des groupes d’hommes, ainsi que des images d’un lac et de collines, une image en gros plan de « Kenny » Gaulton, un violoneux divertissant, un homme dans un baraquement, un Écossais en kilt et un bûcheron jouant de l’accordéon. La vidéo comprend la première page d’un journal au sujet du mariage et des photos de la cérémonie et
de la réception tirées de l’article de journal.
Titre : Réception de mariage en plein décor forestier
Image d’une coupure d’un article de journal avec les mots « Réception de mariage en plein décor forestier. Un jeune bûcheron de Terre-Neuve et sa fiancée…»
Narrateur :
Un jeune bûcheron de Terre-Neuve et sa fiancée de Deeside ont organisé leur réception de mariage en plein « décor forestier », dans la cuisine d’un campement de baraques en rondins où les bûcherons sont logés dans le nord-est.
Le couple, M. Stephen Walsh et Mlle Catherine McIntosh, dont le domicile se trouve à St. Elmo, sur le chemin Albert, à Ballater, s’est rencontré pour la première fois lors d’une soirée dansante il y a quatre mois.
La cérémonie de mariage s’est déroulée dans le calme, l’après-midi, alors que la plupart des amis de la mariée étaient encore au travail. Mais le soir, le camp s’est mis en fête.
Il s’agit d’une grande occasion pour le personnel de la cuisine – les nappes blanches sont une nouveauté sur les longues tables en bois où les hommes ont l’habitude de manger. Une lampe à huile à balancier éclaire le bâtiment en bois qui, pour les visiteurs de la compagnie, constitue un témoignage éloquent de l’habileté de ses constructeurs à la scie et à la hache.
Situé au milieu des pins de montagne sur une colline boisée, le bâtiment offre une atmosphère propice aux chansons terre-neuviennes d’antan que la compagnie ne tarda pas à apprécier.
« Kenny » Gaulton, le contremaître du camp, connu dans son pays comme un bûcheron sans égal, a également la réputation d’être un musicien accompli.
« Nous hurlerons et nous rugirons comme de vrais Terre-Neuviens », a-t-il chanté en lançant la note principale de la soirée avec tant de bonheur qu’il dut faire plusieurs rappels. Les bûcherons se joignirent à lui avec enthousiasme pour reprendre les refrains de The Squid-Jiggin’ Ground, The Badger Drive et Love Among the Roses.
« Et le violon de Bill? » a-t-on demandé.
Le bon vieux Bill O’Quinn peut jouer d’oreille n’importe quel air qu’il entend. Il donne une touche « internationale » à l’événement en jouant des airs écossais ainsi que de la musique de son propre pays. Joe, son frère, est l’un de ceux qui ont contribué aux chansons.
Puis le contremaître Gaulton s’y remet […] afin d’accompagner le « violoneux » dans la musique pour la danse.
Crédits :
Production : Ursula A. Kelly et Meghan C. Forsyth
Narration et enregistrement : Jim Payne
Texte adapté d’un article publié dans Press and Journal, 20 août 1941
Photographies utilisées avec l’aimable autorisation d’Irene Hunter, de la famille Beckett, de la Ballater Historic Forestry Project Association, de Press and Journal, des bibliothèques de l’Université Memorial et de la division des archives provinciales The Rooms
2024
Logos : Grand Falls-Windsor Heritage Society, Université Memorial et Musées numériques Canada
ACTIVITÉS APRÈS LE TRAVAIL
Au début de l’année 1943, l’officier responsable de la NOFU, le capitaine Jack Turner, rédigea ce compte rendu des efforts déployés par les dirigeants pour veiller au bien-être des membres en dehors des heures de travail. Le document a été publié le 29 janvier 1943 dans The Western Star. Voici deux extraits traduits de l’anglais.
LOISIRS
Le bien-être est une branche relativement nouvelle de nos activités. Pendant quelques années, nous avons fait ce que nous pouvions, de façon modeste, mais nous n’avons pas connu beaucoup de progrès. Ce printemps, cependant, en grande partie grâce à l’aide et au soutien du Bureau des dominions, nous avons été en mesure de mettre en place un véritable programme de bien-être […]
Chaque camp, à l’exception de quelques-uns qui vont bientôt fermer, dispose d’une baraque de divertissement où l’on peut jouer et écrire des lettres. Ces baraques sont équipées de tables et de chaises, de jeux tels que les fléchettes, les dames, les cartes, etc., et, dans la plupart des cas, d’un billard miniature. Des magazines et des journaux fournis par les British Councils et d’autres amis sont également disponibles.
Chaque baraque est dotée d’une cantine sèche où l’on vend du thé, du cacao, des boissons non alcoolisées et des rafraîchissements légers, ainsi que des cigarettes, du tabac, des lames de rasoir, du dentifrice et tous les autres objets dont on a toujours besoin, mais qu’il est difficile de se procurer lorsque le magasin le plus proche se trouve à plusieurs miles de chez soi. Ces cantines sont d’ailleurs gérées par les épouses des membres de l’unité.
Des dispositions sont prises pour organiser des cours [d’éducation des adultes] dans les baraques de divertissement pendant les nuits d’hiver et nous espérons qu’au moment de l’impression de ce document, ces cours auront battu leur plein.




HOME GUARD EN ÉCOSSE
Nous avons dernièrement entrepris de former notre propre bataillon de Home Guard (garde territoriale). Beaucoup de nos membres font ou ont fait partie d’unités locales de Home Guard, mais en raison de l’emplacement de nos camps et de la nécessité de déplacer les hommes sur de longues distances de temps à autre, cette initiative n’a pas donné les résultats escomptés. Comme un grand nombre de nos membres souhaitaient recevoir un court entraînement militaire, nous avons demandé l’autorisation de créer un bataillon au sein de l’unité. Il y a quelques semaines, le ministère de la Guerre a autorisé la création du 3e bataillon Inverness-shire (Terre-Neuve), Home Guard. Tous les effectifs autorisés du bataillon se sont portés volontaires. L’enrôlement est en bonne voie et l’entraînement a commencé. Nous avons demandé l’autorisation de porter des épaulettes « Terre-Neuve » et notre insigne d’unité comme insigne de casquette.
ÉCOUTER (en anglais)


Transcription traduite de l’anglais :
Avis public
Appel pour des jumelles
Le public sait déjà qu’un millier d’hommes de la Newfoundland Overseas Forestry Unit ont grossi les rangs de la Home Guard britannique.
Le capitaine Jack Turner, O.B.E., responsable de la Newfoundland Overseas Forestry Unit, qui a également le grade de lieutenant-colonel dans la Home Guard du Royaume-Uni, nous a mentionné que la Home Guard de l’unité forestière avait besoin de jumelles. Au Royaume-Uni, ce type d’équipement est donné volontairement à la Home Guard.
Le Capitaine Turner a demandé au ministère des Ressources naturelles de lancer un appel au public terre-neuvien pour obtenir des jumelles. Toute personne souhaitant apporter sa contribution peut le faire en envoyant les jumelles au soussigné. Le capitaine Turner affirme que les jumelles seront bien entretenues et retournées à leur propriétaire à moins qu’elles ne soient perdues dans des circonstances sur lesquelles il n’a aucun contrôle.
En raison de la nature de l’appel, qui a reçu le soutien des autorités britanniques, on estime qu’il recevra une réponse rapide.
Le secrétaire aux ressources naturelles,
K.J. Carter

AMÉLIORATION DES COMPÉTENCES PAR L’APPRENTISSAGE
Le capitaine Jack Turner a fait le point sur le programme de bien-être des forestiers proposé dans certains camps britanniques au printemps 1945.
Un programme de bien-être a été élaboré selon les mêmes principes que l’année précédente et les cours dans les camps se sont déroulés comme d’habitude pendant les mois d’hiver. Un accord a été conclu avec le British Council pour que des cours de pêche de courte durée soient organisés à Aberdeen. L’idée de ces cours n’était pas de faire des experts des hommes qui les suivaient, mais d’accroître leur intérêt et leur connaissance générale des méthodes modernes de pêche. Quatre cours ont été organisés entre juin et novembre, et 108 membres y ont participé. Il est proposé de poursuivre ces cours pendant l’année 1945 à raison d’un cours tous les mois ou toutes les 6 semaines.
Des dispositions furent également prises en septembre dernier, en collaboration avec le British Council, pour tenir un cours expérimental de soudure. Les cours ont lieu à Inverness et se termineront vers la fin du mois d’avril de cette année. Ils se dérouleront le samedi après-midi, de sorte que les participants doivent le faire pendant leur temps libre. Au total, 18 hommes suivent ce cours et 13 d’entre eux ont assisté à tous les cours (ou presque). Les 5 autres hommes n’ont pas été assidus, en grande partie parce qu’ils sont chauffeurs de camion et qu’ils doivent parfois travailler le samedi après-midi.
Les hommes qui suivent ce cours sont des mécaniciens, des chauffeurs, des commis de camp, etc. L’instructeur rapporte que les 13 hommes qui ont suivi le cours régulièrement sont vifs et intelligents, et qu’ils font de bons progrès. Il pense que lorsqu’ils auront terminé le cours, ils seront relativement bons soudeurs. On espère organiser des cours similaires dans les branches mécaniques.
ÉCOUTER (en anglais)
S’HABILLER POUR IMPRESSIONNER
Beaucoup d’hommes de la NOFU avaient l’intention de vivre une histoire d’amour à l’étranger et voulaient donc être habillés pour impressionner. Dans les extraits suivants de son livre Plants & Roots (2008), l’auteur Ian Cameron, de Ballater, décrit ce que les villageois ont fait pour fournir aux forestiers certaines des nécessités indispensables aux fréquentations (extraits traduits de l’anglais).
La première chose que les jeunes bûcherons souhaitent, c’est d’être habillés décemment pour les sorties du samedi soir. Une petite voiture chargée de costumes, malgré le rationnement des vêtements, fait la tournée des camps forestiers. Le commerce est florissant […] Le prochain achat important auquel pense notre colonial est une bicyclette pour se rendre au bal avec son nouveau costume. C’était un peu plus difficile, car les bicyclettes sont rationnées à deux par magasin et par mois. En revanche, il n’y a aucune restriction sur les pièces de bicyclettes et notre heureux agent de bicyclettes produisit bientôt des bicyclettes en grande quantité dans son arrière-boutique pour tenter de répondre à la demande. À l’époque, Terre-Neuve avait peu de routes… [et était reliée par la mer et par le plus long chemin de fer à voie étroite de toute l’Amérique du Nord. Les Terre-Neuviens durent donc apprendre à conduire leurs nouvelles bicyclettes et, ce faisant, ils ont diverti tout le village.
ÉCOUTER (en anglais)



ILS M’ONT FAIT PASSER UNE TRÈS BELLE JOURNÉE
Victor L. Butler (no 211413), un membre de la Marine de Terre-Neuve (9e contingent) de Port Rexton, écrivit cette lettre à sa demi-sœur alors qu’il rendit visite à son frère Edgar (Ted) Butler (no 2684 de la NOFU).
Me voici de nouveau à Ballater. Nous sommes arrivés au port le samedi matin et avons eu une permission de midi à midi le jeudi, j’ai donc refait un voyage jusqu’ici, où je suis arrivé à minuit.
Le dimanche matin, nous nous sommes levés et nous sommes allés à l’église, et dans l’après-midi, plusieurs gars se sont rendus dans un autre camp situé à 22 mi (35 km) de là. Ils m’ont fait passer une très belle journée […] Nous sommes revenus alors que le soleil se couchait. Le paysage était magnifique, tout était si calme. Le soleil brillait sur les collines si paisiblement qu’on n’aurait jamais pu penser que la guerre sévissait. Nous nous sommes arrêtés pour voir la pierre tombale de Jim Butler [no 1692 de la NOFU] que les gars de l’unité lui ont donnée, et elle est très belle. Les Écossais sont très gentils et fiers de leur pays. Ils semblent satisfaits et leurs garçons sont de bons soldats. Les enfants ont l’air si gentils, ce qu’on remarque quand ils s’expriment. On les plaint de devoir dormir dans des abris.
Ted est parti travailler, je dois donc essayer de terminer ce texte avant le dîner, car je dois prendre un bus à 13 heures pour aller à Aberdeen; de là, je prendrai le train pour Glasgow, où se trouve notre navire. Nous l’avons laissé à Greenock, un port de mer. J’aimerais beaucoup venir vous voir un jour, mais je reviendrais pour reprendre la guerre, « la bataille de l’Atlantique ».
– Publié sous le titre « A Letter From One of ‘Ours’ Overseas » dans le Newfoundland Weekly, 28 juin 1941 (traduit de l’anglais)
ÉCOUTER (en anglais)
« Les Terre-Neuviens et les Labradoriens enrôlés dans les forces armées visitaient souvent les camps de la NOFU lorsqu’ils étaient en permission. Comme l’a fait remarquer un porte-parole de l’unité : ‘Il n’est pas rare de voir un militaire avec un insigne d’épaule terre-neuvien parmi les bûcherons. Ils considèrent les camps forestiers comme une prolongation de Terre-Neuve en Écosse.’ »
DES VERS POUR IMMORTALISER LES SOUVENIRS
« BUNKHOUSE BILL » (Bill du dortoir)
par Harry Carter
Harry Carter (no 2158 de la NOFU) de Greenspond et plus tard de St. John’s, a servi dans la NOFU pendant près de trois ans, y compris dans la Home Guard. Il écrivit de nombreux poèmes et chansons sur sa vie et ses expériences, qu’il a publiés dans trois recueils : Poems and Ballads (1939), Patriotic Songs and Poetry (1940) et Victory Songs and Other Verse (1943). Ce troisième recueil contient plusieurs pièces se déroulant en Écosse, dont « Bunkhouse Bill », un hommage à un compagnon forestier qui a diverti les forestiers en temps de guerre par ses éclats de rire et sa musique.
ÉCOUTER (en anglais)
There ’round the camp he laboured all the day,
Sometimes singing, sometimes whistling, always gay.
A pleasant chap indeed was Bunkhouse Bill,
Admired and liked by all who knew him well;
Because when’er he did not have a smoke,
He’d bum one and then top it with a joke;
That would compel the cranky cook to smile
And wipe the sour expression from his dial,
Thus giving all the boys around a hunch
That something nice might be prepared for lunch.
But Bill in many other ways was good,
Aside from tending to his job of cutting wood.
For when the gloom of night was ushered in,
He’d entertain us with his violin,
And try to make the other fellow see
That no matter how depressed or sad he be,
There was a store of laughter in reserve,
To give a tonic to that shattered nerve.
So as the years go by, I wish him well,
For every inch a man was Bunkhouse Bill.

LARRY LE BÛCHERON
La vie en Écosse offre de nombreuses occasions d’apprendre grâce aux gens du pays. Les Écossais, y compris les enfants, ont transmis leur culture – et parfois un rire – à la NOFU. Larry Gladney (no 1901 de la NOFU) a relaté plusieurs exemples dans ses mémoires, Lumberjack Larry, comme l’illustrent les deux citations suivantes (traduites de l’anglais).
Nous avons atterri au camp Invercauld, dans le col de Ballater, à seulement 7 mi (11 km) du château de Balmoral, la résidence d’été de la famille royale. Jean [MacPherson, d’Inverness] était venue chercher un endroit où nous pourrions séjourner. Nous avions prévu de nous marier la veille de Noël. Jean et moi nous étions promenés le long de l’ancienne ligne près de la rivière Dee. Je portais mon kilt en tartan Murray, fabriqué pour moi à Carrbridge par le tailleur du duc d’Atholl. Au cours de notre promenade, nous avons rencontré un homme qui nous a arrêtés et nous a dit : « Je vous ai pris pour le roi. Vos jambes sont exactement comme les siennes. »
ANIMÉS PAR NOTRE PRÉSENCE : UN FORESTIER ÉCRIT D’ANGLETERRE
De nombreux forestiers décrivent certaines de leurs activités de divertissement dans des lettres qu’ils écrivent à leur famille, et certaines sont publiées dans des journaux, comme cette lettre de Clayton L. Sansome (no 183 de la NOFU).
Les petits villages où nous sommes stationnés sont animés par notre présence. Des soirées dansantes sont organisées pour nous dans les salles des fêtes pour la modique somme de 3d [pence] chacune. Elles ont lieu deux ou trois fois par semaine et beaucoup de nos hommes qui sont souhaitent apprendre les danses peuvent maintenant faire la Lambeth Walk, le Military Two-Step, l’Eva Three-Step, le Boops-a-Daisy et beaucoup d’autres assez gracieusement, car les dames ne ménagent pas leur énergie et leur patience pour nous le montrer. Je suppose que nous en ramènerons tous une dame avec nous, car lorsque nous leur parlons de la neige et des sports tels que le patinage, le ski, les raquettes, etc., que nous pratiquons à Terre-Neuve pendant l’hiver, elles affirment toutes qu’elles aimeraient y aller.
« Lorsque nous ne recevons pas de lettres de la maison, nous nous sentons plutôt abattus, et au moment même où nous avons le cœur à la dérive, le facteur arrive avec un sourire joyeux sur le visage et nous passe un colis de la W.P.A. et nous disons involontairement : « Que Dieu bénisse la W.P.A., car elle ne nous a pas oubliés, même si d’autres l’ont fait. »
