La Première
Guerre
mondiale
LES TRAVAILLEURS DU BOIS
EN TEMPS DE GUERRE


1917 : TERRE-NEUVE PROPOSE UNE SOLUTION
Quand la guerre éclata en 1914, la « plus ancienne colonie d’Angleterre » forma le Newfoundland Regiment et leva un bataillon de soldats pour appuyer l’effort de guerre du Royaume-Uni. De nombreux Terre-Neuviens et Labradoriens se joignirent au Régiment ou à la Royal Naval Reserve, qui existait déjà au pays.
Au fur et à mesure que la guerre faisait rage, d’autres besoins se sont manifestés. Le recrutement en prévision d’une troisième option de service de guerre commença en avril 1917. Il s’agissait d’une unité militaire non combattante du Newfoundland Regiment appelée Newfoundland Forestry Companies (NFC).
La nouvelle NFC attira près de 800 volontaires prêts à faire des travaux forestiers à l’étranger. Près de 500 d’entre eux répondaient aux critères d’admissibilité et furent admis.



REGARDER ET ÉCOUTER
NE VOUS INQUIÉTEZ PAS DE MOI, CHÈRE MAMAN
Résumé : La vidéo est une séquence de photographies et de documents historiques illustrant les points du récit. On y trouve des images de communautés terre-neuviennes à l’époque de la Première Guerre mondiale, de forestiers en uniforme, d’un navire de transport de troupes, d’un formulaire d’enrôlement et d’une affiche de recrutement. Audio en anglais avec sous-titres en français.
Chère maman,
Nous traversons l’océan demain à bord du Florizel pour nous rendre à Halifax, mais je ne sais pas à quel endroit. Nous allons en Angleterre pour l’été pour couper du bois. Nous sommes 200 du régiment et 100 du bataillon forestier.
J’ai essayé deux fois de m’enrôler dans l’armée et la deuxième fois, j’ai dû aller chez le médecin du bataillon forestier avant d’être accepté. Je vais devoir me faire vacciner.
J’envoie 60 cents par jour à la maison et j’espère recevoir plus d’argent bientôt, car j’espère être promu caporal et faire du chronométrage.
Ne vous inquiétez pas de moi, chère maman; j’essaie de faire mon devoir pour mon roi et ma patrie. Je ne pourrais pas me contenter de rester à la maison quand je pense aux autres hommes qui sont partis se battre pour moi.
Au revoir, chère maman,
Votre fils, Melville
Crédits :
Production : Ursula A. Kelly et Meghan C. Forsyth
Vidéo : Diego Pani
Narrateur anglais : Nicholas Leblanc
Photographies utilisées avec l’aimable autorisation du révérend Brian Colbourne, de la division des archives provinciales The Rooms, de la Toronto Public Library Special Collections, de la Maritime History Archives, de Bibliothèque et Archives Canada et de la Grand Falls-Windsor Heritage Society
Coupure de journal fournie par le Twillingate Sun
2023
Logos : Grand Falls-Windsor Heritage Society, Université Memorial et Musées numériques Canada

Portrait d’un forestier
Melville Colbourne était l’un des Terre-Neuviens déterminés à participer à l’effort de guerre par tous les moyens possibles. Âgé de 19 ans en 1917, il avait cinq frères et sœurs plus jeunes que lui. Son emploi à la Reid Newfoundland Railway lui permet de subvenir aux besoins de sa patrie à Purcell’s Harbour, sur l’île de Twillingate. Comme beaucoup d’hommes qui se sont enrôlés, la décision de Melville Colbourne de s’enrôler a réduit à la fois le revenu et le nombre de personnes capables d’aider sa famille à survivre.
Melville Colbourne (nº 8150 de la NFC) quitte St. John’s le 19 mai 1917, avec le premier groupe de soldats de la NFC. Il écrit à sa mère la veille de son départ pour Halifax. Sa lettre a été publiée dans le journal Twillingate Sun trois jours avant que les hommes débarquent du RMS Olympic à Liverpool, en Angleterre.
Melville Colbourne a servi outre-mer jusqu’à la fin de la guerre. Il a été démobilisé à St. John’s le 11 avril 1919, avec le grade de caporal. Il est décédé en 1988.

Cette affiche de recrutement demandait aux volontaires potentiels de réfléchir aux horreurs qui se produiraient si la guerre faisait rage sur le sol de Terre-Neuve et à leurs réactions dans cette éventualité. Elle part du principe que les lecteurs savent que l’Allemagne a envahi la Belgique en août 1914, ce qui a incité le Royaume-Uni à déclarer la guerre. Pendant le conflit, les hommes des lignes de front traversent le nord de la Belgique et des batailles importantes se déroulent dans le pays. Les troupes allemandes occuperont la Belgique tout au long de la guerre, tuant des milliers de civils et détruisant les villes, les routes, les bâtiments et la campagne.
QUI ÉTAIENT LES RECRUES DE LA NFC?
Certains des volontaires de la NFC étaient des vétérans blessés du Newfoundland Regiment. D’autres étaient des hommes trop jeunes ou trop âgés pour les combats militaires, ou qui ne répondaient pas aux exigences physiques du régiment.
Beaucoup étaient des employés des deux principales compagnies forestières du centre de Terre-Neuve. Cinquante volontaires travaillent pour l’Anglo-Newfoundland Development Company à Grand Falls. D’autres travaillent à la scierie Albert E. Reed and Company à Bishop’s Falls ou dans de plus petites scieries du dominion. De nombreux hommes qui se sont enrôlés étaient des travailleurs forestiers qualifiés, mais d’autres n’avaient aucune expérience du bois. Ces recrues étaient formées aux techniques de coupe du bois avant de partir à l’étranger.
Vêtus de l’uniforme kaki du Newfoundland Regiment et munis de gaffes, de tourne-billes, de haches et de scies pour leur travail, les hommes se sont embarqués pour le Royaume‑Uni en groupes de différentes tailles à partir du printemps 1917.


UN APPEL À L’ACTION
David J. Thistle (no 0-181 de la NFC) de St. John’s avait 52 ans lorsqu’il s’est enrôlé dans la NFC le 12 mai 1917. Marié et père de huit enfants, il travaillait pour le ministère de l’Agriculture et des Mines. Trois de ses fils étaient également soldats, deux dans le Corps expéditionnaire canadien et un dans le Newfoundland Regiment.
David Thistle devait partir outre-mer avec le deuxième groupe de forestiers le 4 août 1917, mais il est resté pour aider au recrutement. Cet article fait partie du travail. Il décrit les conditions d’enrôlement dans les compagnies forestières de Terre-Neuve ainsi que la lutte plus vaste à laquelle les forestiers allaient participer.
NEWFOUNDLAND FORESTRY COMPANIES
par le lieutenant David Thistle (traduit de l’anglais)
AUX HOMMES DE TERRE-NEUVE
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- Le gouvernement du roi lance un appel aux bûcherons et à tous les ouvriers qualifiés qui ne sont pas admissibles au régiment ou à la Royal Naval Reserve pour servir dans les forêts du Royaume‑Uni.
- Ces hommes ne seront pas employés dans la ligne de combat. Ils sont nécessaires pour effectuer des travaux qualifiés à domicile.
- Ils seront sous les ordres de leurs propres officiers et n’auront besoin d’aucune formation militaire au-delà de l’exercice élémentaire. Ils travailleront avec leurs amis et camarades comme ils le feraient à Terre-Neuve.
- L’examen médical requis pour les compagnies forestières de Terre-Neuve sera modifié afin que tous les hommes admissibles puissent être enrôlés sans limite d’âge ou de taille. Personne ne sera rejeté pour des problèmes de vision, de pieds plats, de perte de doigts, de surdité, etc.
- Aucun homme célibataire, d’âge et d’aptitude militaire, ne peut être accepté; sa place est dans les forces combattantes.
- La solde, les prestations et les pensions des compagnies d’exploitation forestière de Terre-Neuve sont les mêmes que celles du régiment de Terre-Neuve.
- Les ouvriers et les mécaniciens qualifiés, comme les mécaniciens de chantier, les scieurs de chantier, les affûteurs de scie, les cuisiniers, etc., peuvent bénéficier d’une solde supplémentaire.
- La période d’enrôlement durera pendant toute la guerre, mais des dispositions pourront être prises pour que les ouvriers qualifiés spécialement requis par les industries de Terre-Neuve puissent être libérés au bout de six mois.
-
Le 4 avril dernier, Son Excellence le gouverneur fit publier cette lettre circulaire d’appel du gouvernement britannique, demandant des hommes pour travailler dans les forêts du Royaume-Uni.
La Couronne s’adresse presque directement à son peuple dans cet appel et chaque mot du message reflète la sincérité et l’espoir de la mère patrie que sa progéniture enverra des hommes et l’aidera en cette heure de grande épreuve.
Jusqu’à ce point, l’Angleterre dépendait beaucoup d’autres pays pour son approvisionnement en bois, provenant surtout des ports de la Baltique et du Canada. En raison de la pénurie de navires pour le transport des cargaisons de bois, le gouvernement britannique avait décidé d’abattre ses magnifiques parcs forestiers et de convertir les arbres en bois de sciage pour les besoins de la guerre. La mère patrie avait donc demandé à ses colonies de lui fournir des bûcherons pour effectuer ce travail en raison de leur connaissance du métier et de leur aptitude générale. L’Australie et la Nouvelle-Zélande, ainsi que les États-Unis d’Amérique, ont envoyé des armées d’hommes en France pour y effectuer des travaux similaires. Le Canada et Terre-Neuve ont été invités à fournir suffisamment d’hommes pour le travail en Angleterre, en Irlande, en Écosse et au Pays de Galles.
Les membres des compagnies forestières seront bien nourris, bien habillés et bien traités, et leur famille sera prise en charge pendant leur absence. Ils auront l’occasion unique de voir un peu le monde, mais surtout ils apporteront leur contribution à cette grande lutte. Chaque membre des compagnies forestières se sentira un homme parmi les hommes, faisant son devoir et aidant son frère d’armes. Chaque homme qui s’enrôle dans une unité des compagnies forestières libère un homme pour la ligne de feu.
Seule la force des hommes peut mener à la victoire. Si ces hommes sont des soldats, des marins, des fabricants d’armes, des bûcherons ou des travailleurs de n’importe quel autre des nombreux secteurs d’activité de ce grand empire, ils peuvent faire en sorte de mettre fin rapidement à cette guerre et de rétablir la paix mondiale et permanente. Les générations à venir louangeront et béniront sans aucun doute le nom et la mémoire des membres de la NFC, ainsi que ceux de la marine et de l’armée, car elles comprendront mieux que nous l’urgence de la cause et les horreurs dont les nations et les peuples libres de la terre ont été délivrés.

Portrait d’un forestier
Le soldat James E. Chaffey (no 8153 de la NFC) s’est enrôlé le 15 mai 1917 à St. John’s et y a été démobilisé presque deux ans plus tard, le 19 mai 1919. Pendant son service en Écosse, M. Chaffey a épousé Helen Ferguson d’Aberfeldy. Le couple s’installe à Jeffreys, à Terre-Neuve, où M. Chaffey fait de l’agriculture et de la pêche. Il meurt en 1923 à l’âge de 27 ans. Un an plus tard, Helen Ferguson Chaffey et leur fille rejoignent la sœur d’Helen dans l’Idaho, aux États-Unis, où elle restera jusqu’à sa mort en 1978. Elle ne s’est jamais remariée.
No 1 – Forestry Battalion!
Résumé : Un court avis dans le journal, imprimé avec une bordure décorative, présente quelques faits sur la NFC et la rémunération de certains de ses soldats. Les simples soldats gagnaient un dollar et dix cents par jour. Les sergents, un dollar et demi. Les cuisiniers gagnaient entre 40 et 45 $ par mois.
Forestry Battalion!
Attention!
The following facts should be understood by those offering themselves:
Pay for Forestry Battalion is as follows:
PRIVATE…$1.10 per day and found
CORPORAL…$1.20 “ “
SERGEANT…$1.50 “ “
Cooks, $40 to $45 per month. Sawyers, same as Sergeants. Specially good mechanics according to discretion of Committee.
Families of men will be cared for by Trustees of the Patriotic Fund on the same lines as they are helping the Royal Navy Reserves and Soldiers of the Regiment.
Pensions will be given to men under the same scheme as has been adopted by the Pension Board.
Following are eligible for service: Married men of any age if fit; Single men who have offered for active service in army or navy and been rejected, if fit. No man will be rejected by the medical authorities except for good cause.
Men will be supplied with uniforms, clothes and board. Pay to start from enlistment in Newfoundland until return again.
Men of the Forestry Companies are only expected to work in England, Ireland or Scotland.
W. B. Grieve, Chairman.
St. John’s, April, 1917.
No 2 – Joined the Foresters
Résumé : Un avis de journal de huit lignes décrit le processus d’enrôlement de John O’Driscoll, qui a été rejeté à deux reprises par l’armée mais qui a finalement été qualifié comme recrue pour la NFC. L’avis se termine par BON TRAVAIL, JACK!
JOINED THE FORESTERS – Jack O’Driscoll, after being rejected twice for the Army, decided on joining up with the Foresters. He went to Grand Falls and spent several months there to learn woodcraft, with the result that he is now on duty at Headquarters. WELL DONE, JACK!
No 3 – 70 Year Old Volunteer
Résumé : Un court avis de journal célèbre la forme physique de Jack O’Driscoll en tant que recrue de la NFC, malgré son âge et son statut de « plus vieil homme en kaki. »
70 YEAR OLD VOLUNTEER – The oldest man in khaki with the Newfoundland forces is Mr. Thos. Sullivan, who is with the Forestry Battalion. He is physically a strong man and although having reached the allotted span of years is as active as many men fifty years his junior.
« THE FORESTER » (le forestier)
Paroles par James Murphy
Musique par Battison Haynes
James Murphy, de St. John’s, était un compositeur, un collectionneur de chansons et un journaliste. Il publia plusieurs recueils de chansons dans le premier quart du vingtième siècle, dont le premier, « The Songs and Ballads of Terra Nova » (considéré comme le premier recueil de chansons locales publié à Terre-Neuve). Les compositions de James Murphy portaient sur de principaux évènements et rassemblements locaux. « The Forester » (sur l’air de « Off to Philadelphia ») est un rare hommage à la NFC. Écouter Jim Payne interpréter la chanson.
ÉCOUTER (en anglais)
Sure, Sir Edward sent a message
All the way from England’s isle
He says the Mother Country needs
Five hundred men to toil.
With axes in the English woods
A-choppin’ down the trees
So, begor, I’m going to England
Far across the rolling seas.
Refrain :
With my axe upon my shoulder
Now, there’s no one will be bolder
When goin’ from the land
I was born in;
Sure, my name is Paddy Carey
With a heart light as a fairy
I’ll be leaving for old England
In the mornin’.
There’s a girl that I am mashed on
And she lives at Logy Bay
Sure, I’m going to have her picture took
Before I go away.
And Paddy got another lass
She lives in Riverhead
Last night when biddin’ her goodbye
Now this is what he said
[Refrain répété]
– Comme publié dans The Evening Herald, St. John’s, 12 avril 1917

Portrait d’un forestier
Joseph (Job) Michelin Jr., originaire de Travespine, au Labrador, était un étudiant de 19 ans au Bishop Feild College de St. John’s lorsqu’il s’enrôla dans le Newfoundland Regiment. Blessé lors des combats de Gallipoli et de la Somme, il retourna à Terre-Neuve après sa démobilisation pour raisons médicales en 1917. Il a ensuite travaillé comme recruteur pour le régiment.
Lorsque la NFC a été formée, Joseph Michelin (no 637 du RNR) s’est de nouveau enrôlé. À la fin de la guerre, il atteint le grade de sergent dans la NFC. Après la guerre, il immigra au Canada, puis aux États-Unis. Il est décédé dans l’Indiana en 1978.
« Bien que j’aie 58 ans, je suis en bonne santé et j’ai un véritable esprit patriotique, et je ne veux pas qu’on me refuse le privilège [de servir]. Ce n’est pas un simulacre de bataille qui nous attend; nous avons un ennemi à affronter, et un ennemi difficile ! »
À LA TÊTE DES FORESTIERS
Le major Michael Sullivan (no 0-191 de la NFC) a dirigé l’unité forestière de 1917 à 1919. Il avait auparavant occupé le poste d’ingénieur à la Reid Newfoundland Company et celui de directeur adjoint à l’Anglo-Newfoundland Development Company. Il avait aussi travaillé comme agent indépendant de bois à pâte à St. John’s. Il a été élu député à la Chambre d’assemblée pour la circonscription de Placentia et St. Mary’s, où il siégea de 1904 à 1909. En février 1918, Michael Sullivan était à Terre-Neuve pour un voyage de recrutement. Il monta à bord du SS Florizelpour Halifax, sur le chemin du retour vers l’Écosse, et survécut à l’épreuve d’un naufrage au sud de St. John’s qui fait de nombreuses victimes.
Ancien officier du Newfoundland Regiment, le capitaine Hector H. A. Ross (no 768 du RNR) était le commandant en second de la NFC. Il a été blessé lors de la campagne de Gallipoli.
Le major William H. Baird (no 0-192 de la NFC), le capitaine Hugh W. Cole (no 0-170 de la NFC) et le capitaine Henry S. Crowe (no 0-25 de la NFC) étaient les premiers officiers de la NFC. Michael J. Gillis (no 0-193 de la NFC) et William T. O’Rourke (no 0-195 de la NFC) ont été nommés sous-lieutenants en 1917. D’autres commissions furent accordées au cours de la guerre.

A Winter’s Tale: The Wreck of the SS Florizel de Cassie Brown (1976) décrit les évènements entourant le naufrage de ce navire emblématique ainsi que les histoires de nombreuses personnes à bord, dont Michael Sullivan. Des parents et des amis de membres de la NFC figurent parmi les victimes et les survivants de la catastrophe de 1918. Des 138 personnes à bord, seules 44 ont survécu.
UNE BELLE OCCASION
Deux sites principaux ont été retenus pour nos opérations : (1) le domaine du duc d’Atholl près de Dunkeld, où il y a trois zones de forêt séparées d’un mile ou deux, totalisant environ 1 200 acres et (2) le domaine du marquis de Breadalbane à l’extrémité ouest du Loch Tay. Il s’agit d’une zone d’environ 800 acres située sur une colline assez raide descendant vers le Loch. Il y a là un bois magnifique qui permettra à nos hommes de faire preuve de leur habileté.
[S]i nous parvenons à recruter un nombre suffisant d’hommes, ces deux sites devraient nous permettre d’illustrer ce que les Terre-Neuviens peuvent faire en tant que bûcherons, par rapport à d’autres personnes de différentes nationalités affectées à ce travail dans le Royaume-Uni. Celles-ci comprennent, outre les milliers d’hommes actuellement incorporés dans le Corps forestier canadien, des hommes venus de Norvège, de Suède, du Portugal et des États-Unis.
– Extraits d’une lettre de Mayson Beeton, directeur de Timber Supply, à Londres, au gouverneur Walter Davison, St. John’s (traduits de l’anglais ; reproduits dans The Evening Herald, 31 juillet 1917)