LA SECONDE
GUERRE
MONDIALE
AU REVOIR
ET BON RETOUR

NAVIRE APRÈS NAVIRE
Les volontaires de la Newfoundland Overseas Forestry Unit (NOFU) partirent outre-mer à partir de différents ports, parfois en convois. Le premier contingent de la NOFU, soit 300 hommes, quitta St. John’s en décembre 1939. Quatre autres contingents suivirent en janvier et février, jusqu’à ce que l’unité promise soit complète.
Une deuxième campagne de recrutement au printemps 1940 permet de recruter un millier d’hommes supplémentaires. Tout comme pour les autres contingents, ils sont envoyés en quatre groupes. Ces hommes embarquent à Botwood, Montréal, Halifax et St. John’s.
Un dernier groupe de plus de 400 recrues s’enrôla à l’été 1941. Il fut divisé en deux pour le voyage outre-mer, la moitié partant de Montréal et le reste d’Halifax.
Premières recrues, 1939
- 300 hommes sur le RMS Antonio arrivèrent à Liverpool le 18 décembre.
Reste des premières recrues, début 1940
- 409 hommes sur le SSDuchess of Richmond arrivèrent à Liverpool le 19 janvier.
- 304 hommes sur le RMS Antonio arrivèrent à Liverpool le 23 janvier.
- 963 hommes sur le SS Chrobry arrivèrent à Firth of Clyde le 8 février.
- 174 hommes sur le SSDuchess of Richmond arrivèrent à Liverpool le 12 février.
Deuxièmes recrues, été 1940
- 205 hommes sur le RMS Antonio arrivèrent à Liverpool le 14 juillet.
- 203 hommes sur le SS Duchess of Richmond arrivèrent à Liverpool le 19 juillet.
- 204 hommes sur le RMS Scythia arrivèrent à Liverpool le 24 juillet.
- 392 hommes sur le SS Ettrick, arrivèrent à Glasgow le 17 août.
Dernières recrues, été 1941
- 251 hommes sur le SS Mendoza arrivèrent à Liverpool le 28 juillet.
- 191 hommes sur le SS Svend Foyn arrivèrent à Liverpool le 7 août.


REGARDER ET ÉCOUTER
CONVOY TO SCOTLAND (convoi vers l’Écosse)
Angus Temple (no 1379 de la NOFU) de Sunnyside, Terre-Neuve, faisait partie des recrues de la NOFU qui ont quitté St. John’s à bord du MS Chrobry en janvier 1940. Son poème « Convoy to Scotland » est un hommage aux forestiers avec lesquels il a voyagé. Il a été inclus dans son premier recueil de poèmes publié, The Punt with the Brin-Bag Sail.
À la fin de son premier contrat de six mois avec la NOFU, M. Temple est transféré dans le corps des pionniers de l’armée britannique. Il survécut à la guerre et s’installa ensuite à Oldham, ville natale de sa nouvelle épouse anglaise. Angus Temple est décédé en 1998.

Résumé : Dans ce poème, écrit en anglais, un forestier terre-neuvien évoque son voyage en Écosse pendant la Seconde Guerre mondiale auprès de la NOFU pour contribuer à l’effort de guerre britannique. Il décrit le départ de leur pays natal, le voyage en mer et leur travail en Écosse en tant que travailleur du bois, tout en soulignant la camaraderie, les difficultés et les souvenirs impérissables.
La vidéo consiste en une série de photographies et de coupures de presse historiques illustrant les mots du poème d’Angus Temple. Elle comprend des images de plusieurs villes d’origine des hommes, ainsi que des navires se rassemblant à St. John’s et à Halifax pour la traversée de l’Atlantique en convoi, l’arrivée dans un port animé, les bâtiments du camp forestier, et les forestiers au travail et en train de bavarder.
La narration de la vidéo n’est offerte qu’en anglais.
Narrateur :
Convoy to Scotland (convoi vers l’Écosse)
Angus Temple
Come all you Newfoundlanders
Who sailed away with me
Way back in 1940
Across the briny sea.
And see if you can still recall
As I recall today,
The day we sailed from Newfoundland
To Scotland far away.
’Twas at the start of World War II
When England in distress,
Called out for Newfie lumberjacks
The bravest and the best.
It seems they needed wooden poles
To drive into the sand,
To build a sort of barricade
Should the Germans try to land.
The call for help was answered
And soon we made our way,
The young and old—the large and small
From every cove and bay.
We gathered at our starting points
Along the railroad track,
And once we got on board the train
There was no turning back.
From Port-aux-Basques to St. John’s town
We slowly made our way,
We sang and joked all through the night
And halfway through next day.
A thousand voices split the air
As we got off the train,
And stepped out into the fog and slush
And good old St. John’s rain.
I guess we had a mid-day meal
But what I can’t recall,
But being Newfoundlanders
I bet we ate it all.
We had to have a medical
And when we asked them why,
The doctor said we must be sure
That you are fit to die.
We got our passport photograph
And our five-dollar bill,
And as I have a Scottish name
I guess I’ve got mine still.
We went down to the dockside
As it was growing dark,
And for our journey overseas
Were ordered to embark.
We sailed out through the narrows
Beneath the darkening skies,
And our last look at Newfoundland
Was seen through misty eyes.
The ocean lay before us
With danger all around,
And yet not one downhearted man
Among us could be found.
For in the faith by which we lived
We trusted God’s right hand,
To guide us through the perils of the war
And bring us safe to land.
As we sat for our evening meal
Our journey had begun,
And through the night to Halifax
We made a steady run.
We waited for the convoy ships
That shortly we would join,
It took at least a day or two
To get them into line.
The waiting soon was over
And we were on our way,
Across the broad Atlantic
To Scotland far away.
For seventeen long days we sailed
With U-boats ever near,
But we were having so much fun
We had no time for fear.
At last we reached our journey’s end
And sailing up the Clyde,
With something new around each bend
Our joy we could not hide.
We shouted Newfie greetings
To every Scot we saw,
They shouted, “Go home loonies
Ye dinna look so braw.”
We spent a night in Gourock docks
But early the next day,
To our appointed lumber camps
By coach we made our way.
Before we left the dockside
Some newsmen from the press,
Came down to snap the lumberjacks
The biggest and the best.
We had some hefty fellows
Among our gallant crew,
We all tried hard to get a place
But they said ten will do.
We tried to stay together
With friends of childhood days,
But orders had been given
Which sent us different ways.
The order was a harsh one
And caused a lot of pain,
As life-long friends were parted
Never to meet again.
From Scotland South to Scotland North
The lumberjacks did go,
And with the axe and bucksaw
The Scottish pines laid low.
From early morn to nine at night
Our saws were never still,
We often turned a forest tall
Into a desert hill.
And when the day’s work ended
We didn’t go to bed,
We changed our clothes, got on our bikes
And went to town instead.
We found the Scottish people
So very like our own,
Big-hearted, kind and gentle
They made us feel at home.
But that was many years ago
And I am sure, like me
You’ll not forget the days we spent
Across the briny sea.
Good luck to all survivors
Wherever you may be,
Long may you live and still recall
That convoy trip with me.
Crédits :
Production : Ursula A. Kelly et Meghan C. Forsyth
Création de la vidéo : Diego Pani
Narrateur : Clar Doyle
Photographies utilisées avec l’aimable autorisation de la division des archives provinciales The Rooms, d’Eric et de Gerri Beckett, de la famille d’Elmo Baird, de Rhonda O’Keefe Arsenault, du Geographical Magazine, des Archives Canada, de Joan Dyson et des Archives and Special Collections (bibliothèques de l’Université Memorial)
Coupures de journaux du The Western Star et du Daily News
2023
Logos : Grand Falls Windsor-Heritage Society, Université Memorial et Musées numériques Canada


PORTRAIT D’UN FORESTIER
Les frères Lawrence (Larry, no 1901) et Michael (no 1900) Gladney se sont enrôlés ensemble dans la NOFU en 1939. Larry a servi outre-mer jusqu’à la fin de la guerre, mais Michael est décédé à la fin de 1940 des suites de blessures subies dans un accident lors du chargement de grumes à Loch Laggin.
Larry Gladney avait travaillé au sein de plusieurs sociétés forestières, dont la Labrador Development Company à Port Hope Simpson dans les années précédant la guerre. En 1941, il a épousé Jean MacPherson de Glasgow. Ils vécurent à Clarenville. En 1999, M. Gladney a publié ses mémoires, Lumberjack Larry, qui comprennent un récit de son séjour à l’étranger. Il est décédé en 2007 à Clarenville.
VOYAGES À L’ÉTRANGER
By Larry Gladney (traduit de l’anglais)
Dans la nuit du 21 janvier 1940, un train spécial s’est rendu à Bonavista pour commencer à recueillir les hommes qui partaient outre-mer dans l’unité forestière. Nous avions eu droit à une grande fête à l’Orange Hall, et la plupart des hommes ont vu leur fille préférée rentrer à la maison ce soir-là, les larmes aux yeux. Je suis rentrée chez moi avec deux cousines bien obligeantes, June et Norma Tilley. June m’a donné ses insignes de guide et je les ai toujours après toutes ces années.
Vers 2 heures du matin, le train est parti et nous étions en route pour rejoindre le bateau qui nous emmènerait quelque part dans les îles Britanniques. Alors que nous descendions la rue Water, les drapeaux flottaient et la rue était bordée de gens qui nous souhaitaient bonne chance au Furness Withy Pier. On nous a donné 5,00 $ comme avance sur notre solde de 52 $ par mois. Au moins 26,00 $ de cette somme devaient être remis à notre plus proche parent à Terre-Neuve. Un bateau à moteur nous a emmenés jusqu’à notre navire, le MS Chrobry. Il venait de Pologne et constituait le plus grand navire de passagers que j’avais vu jusqu’alors.
On m’a montré la chambre que je partagerais avec neuf autres camarades, et donné le numéro de mon poste dans le canot de sauvetage et une fiche m’indiquant l’heure et l’endroit où les repas seraient servis. On nous a également indiqué l’heure d’ouverture de la cantine, mais comme je ne buvais pas et que je n’avais pas d’argent, je ne m’y intéressais guère. Ce qui m’intéressait, c’était le navire et son équipage. J’ai appris d’un membre de l’équipage polonais que le Chrobry avait été construit, seulement six mois auparavant, à Gdynai, en Pologne. Il avait franchi le blocus allemand et s’était rendu en Angleterre.
Ce soir-là, le gouverneur, sir Humphrey Walwyn, est monté à bord pour nous dire à quel point lui et notre nation étaient fiers de nous voir partir aider notre mère patrie, et il nous a souhaité bonne chance au nom du peuple de Terre-Neuve.
Sur le pont, le lendemain matin, nous avons dû pelleter environ 2 pi de neige tombée pendant la nuit avant de pouvoir naviguer. Une tempête de vent du nord-est s’est levée lorsque nous avons franchi le passage et que nous nous sommes dirigés vers l’océan Atlantique.
On m’a demandé si j’étais prêt à monter la garde à la lampe de poche. Il y avait un garde posté au pied de tous les escaliers menant au pont, dans l’éventualité où nous aurions heurté une mine ou été torpillés. Je me suis porté volontaire pour le quart entre minuit et 4 heures du matin. Nous avons chargé des provisions, le courrier et de l’eau. Le lendemain, nous avons navigué sous escorte dans le convoi avec l’Empress of Australia, l’Empress of Britain, le Monarch of Bermuda, et l’Aquitania. Il était également composé des navires de guerre suivants qui nous ont escortés d’Halifax jusqu’au milieu de l’Atlantique : l’Ottawa, le Restigouche, le Fraser, le Saint-Laurent, le Valiant, le Malaya Enterprise et le Hunter.
Au milieu de l’Atlantique, ils se sont retirés et les navires suivants ont pris la relève et nous ont protégés pendant le reste de la traversée : le Fury, le Kingston, le Diana, le Kelvin, le Fame, et le Faulkner. Le commandant du convoi était à bord du NSM Valiant et le vice-commandant à bord de l’Aquitania.
Le capitaine F. H. Darchokovski de notre navire, le Chrobry, nous a dit un jour que nous avions mangé plus de nourriture sur notre navire que sur n’importe quel autre navire du convoi, même si 1 000 assiettes avaient été cassées en un seul coup.
La mer a fait éclater un hublot pendant la nuit et, une autre nuit, elle était si agitée qu’un des autres navires s’est heurté à nous et a fait bouger notre cargaison. Il n’a pas fallu longtemps à l’équipage, avec l’aide de bûcherons, pour tout ranger et attacher les marchandises de nouveau.
À mon avis, l’eau potable était la chose la plus désagréable du voyage. Elle était tiède et avait un goût épouvantable. Tous les jours, parfois deux fois par jour, nous étions soumis à des exercices d’embarcation de sauvetage. Un jour, alors que nous approchions des côtes irlandaises, on nous a dit qu’il n’y aurait plus d’exercices et que si le signal était donné par le sifflet, ce serait pour de bon.
Peu après m’être installé dans ma couchette, j’ai entendu le signal du sifflet qui signifiait « à vos bateaux de sauvetage! » Je m’étais endormi et quand je me suis réveillé, il n’y avait pas un seul homme. Je me suis dit : « Quel dommage qu’un beau navire comme celui-ci soit en train de sombrer. » J’ai pris mon gilet de sauvetage et mes couvertures et j’ai couru à mon poste comme j’avais été formé à le faire. J’ai découvert qu’il s’agissait d’une fausse alerte, juste pour nous tester. Nous naviguions le long de la côte et seul l’Empress of Australia était avec nous. Nous avons passé la nuit à l’intérieur de l’estacade à Greenock. Le Chrobry a ensuite été bombardé par des avions allemands près de Vestfiord, en Norvège. Le colonel Faulker et tous les officiers supérieurs ont été tués à bord. J’ai eu beaucoup de peine lorsque j’ai appris la triste nouvelle du naufrage d’un si beau navire et d’un si bon équipage.
Le lendemain matin, nous avons été remorqués sur le fleuve Clyde. J’étais en train de prendre mon déjeuner lorsque le steward m’a dit de me dépêcher de monter sur le pont, car nous allions bientôt croiser le plus grand navire du monde. Je me suis précipité et j’ai rejoint Gus Seaward, George Mills et mon frère Michael, qui se trouvaient à mi-chemin du gréement. Lorsque nous avons dépassé le Queen Elizabeth, nous étions juste au niveau de son pont.
Nous avons été amarrés par le remorqueur dans le bassin George V et nous avons débarqué. Au total, 380 d’entre nous sont montés dans un train très étrange… Lorsque le train s’est arrêté à Gourock, l’un des traversiers du Clyde nous a fait traverser l’estuaire jusqu’à Blairmore. Nous avons marché environ 5 miles sur la rive du Loch Long par la route jusqu’aux camps de Glenfinart à Ardentinny. Nous étions logés dans un ensemble de camps qui avaient été utilisés comme centre de formation pour les chômeurs. C’était un ensemble de camps merveilleux!
– Extrait de Lumberjack Larry, 1999
ÉCOUTER (en anglais)

[Après avoir voyagé avec d’autres volontaires par navire côtier, le Baccalieu, de Conne River à North Sydney et par train jusqu’à Montréal], nous avons quitté cette dernière en autobus, descendu le fleuve Saint-Laurent et embarqué sur le Mendoza puis navigué jusqu’à Halifax pour attendre le convoi : 93 navires en tout. La traversée fut terrible… Il s’est écoulé 31 jours entre notre départ [de Conne River] et notre arrivée en Angleterre.
À mi-chemin… le Mendoza s’est éloigné du convoi dans un épais brouillard. Le lendemain matin, il n’y avait plus un seul navire en vue. Nous avons accéléré et, au bout d’un jour, nous avons rattrapé notre retard, mais nous avons trouvé des canots de sauvetage à l’envers et d’autres à moitié coulés. Le convoi avait été attaqué pendant que nous étions égarés.
Quelques jours plus tard, nous sommes arrivés à Liverpool, qui avait été dévastée par les bombes allemandes. Il y avait partout des bâtiments détruits et des navires coulés. J’ai appris plus tard que le Mendoza Mendoza avait été coulé par un sous-marin au début de l’année 1942, alors qu’il transportait des troupes depuis l’Afrique du Sud.
– Extrait de Moccasin Tracks, 2015 (traduit de l’anglais)



EN ROUTE, NOUS AVONS HEURTÉ UN ICEBERG
Le jeune Christopher Roberts (no 3475 de la NOFU) de Sally’s Cove a fait partie du dernier groupe de bénévoles de la NOFU à voyager outre-mer. Il a relaté son expérience dans un livret de courts mémoires rédigés par des personnes âgées de Rocky Harbour, à Terre-Neuve-et-Labrador.
À l’âge de 14 ans, je suis allé dans les bois près de Deer Lake pour couper du bois à pâte. Puis vint la Seconde Guerre mondiale. Après avoir menti à propos de mon âge, j’ai réussi à me faire accepter dans la Newfoundland Overseas Forestry Unit en Écosse.
Pour partir outre-mer, nous sommes d’abord allés à Halifax et de là, nous avons embarqué dans un vieux baleinier norvégien qui a traversé l’Atlantique Nord. En route, nous avons heurté un iceberg qui a laissé une entaille d’environ 10 pieds de longueur au milieu du navire. La mer était agitée et le navire prenait beaucoup d’eau. Nous avons reçu l’ordre de nous rendre à nos postes de sauvetage, mon travail consistant à descendre l’embarcation de sauvetage.
La mer étant aussi forte, il semblait trop dangereux de mettre les embarcations à l’eau. Au bout d’une heure, nous étions dans des eaux plus calmes, le trou était au-dessus de la ligne de flottaison et l’entaille fut réparée à l’aide de cales en bois et de ciment. Nous avons ensuite poursuivi notre voyage jusqu’à Liverpool, en Angleterre. Le voyage d’Halifax à Liverpool a duré 17 jours. Je suis resté en Écosse jusqu’à la fin de la guerre.
– Extrait de « Sally’s Cove », publié dans Looking Back en 1998 (traduit de l’anglais)
ÉCOUTER (en anglais)


Transcription traduite de l’anglais :
Une grande fanfare pour le départ des forestiers
(article spécial du The Western Star — par « Thistle »)
St. Fintan’s — Environ dix minutes avant le départ des forestiers locaux des Highlands, de Jeffreys, de St. Fintan’s et de St. David’s, le train à double traction transportant des centaines de bûcherons est arrivé. Les nombreuses personnes présentes et les forestiers qui l’attendaient ont répondu aux acclamations enthousiastes de ceux qui se trouvaient dans les wagons bondés. Pendant le séjour du train au dépôt, les choses se sont mises à bouger et, au moment où le train est parti, les hommes ont eu droit à un départ en fanfare.
Applaudissements et cornemuses
Le cornemuseur local, Lochie MacArthur, était sur place et, dès l’arrivée du train, il commença à jouer des airs chers à ceux qui ont du sang écossais : « The Road to the Isles », « Bonne Rocks of Edn », « Mackenzies Highland », et d’autres.